Baptiste HESCHUNG

Photographies, dessins et petits mots...

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Balade nocturne: Le Portzic

Balades
Brest
L’anse de Saint-Anne, son port et sa petite plage bondée l’été.Vue d’un point d’observation sur le sentier de randonnée.

Sur ce petit chemin, on y rencontre bon nombre de gens lors des journées d’été ensoleillées.
Des promeneurs, des pêcheurs, des touristes et photographes amateurs. Ce sentier côtier, reliant le phare et vigie du Portzic à la petite anse de Saintes Anne du Portzic, longe, le long des falaises et des bunkers, une partie du goulet de la rade de Brest.

A la tombée de la nuit, une nouvelle atmosphère se dégage. D’abord la pesante sensation de solitude puis le bruit des vagues frappant les rochers vingt à trente mètres plus bas.
S’en suit une étrange sensation de liberté, de désir d’explorer et de vouloir absolument tout photographier !

Le goulet de Brest à son milieu.

Sur la photographie ci-dessus, le port de Ste Anne, constamment chargé en cette période de l’année. Une partie de la digue est réservée à l’IFREMER (l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la MER) pour la mise en eau de divers objets expérimentaux.

A l’avant-dernier plan, nous distinguons une lueur jaune, deux plus petites rouges. La zone est dangereuse, des haut fonds sont présents. Entre le rocher du Mengam, la Basse Goudron ou encore le plateau des Fillettes pour les connaisseurs.
Ces rochers ne sont recouvert que de peu d’eau lors des marées basses.
Une véritable danger s’ils n’étaient pas signalés !

Enfin à l’arrière l’arrière plan, la lumière jaune qui se démarque du bleu de la nuit n’est autre que le phare du Toulinguet, une maison-phare construite vers le milieux des années 1800.

Le phare du Portzic. Dernier phare avant la ville de Brest.

En se rapprochant de la ville, on aperçoit le phare du Portzic. A sa base on y trouve une vigie où des militaires sont chargés de surveiller, de jour comme de nuit, le trafic entrant et sortant de la rade de Brest.

C’est souvent assis sur le béton d’un vieux bunker que j’aime m’asseoir, sortir la mine et ouvrir mon carnet…

Que j’aime te voir à la tombée de la nuit,
Tel un ange qui surplombe la rade,
Ton feu blanc qui semble éclairer l’infini…
Tu guides ces marins,
Les protèges, leur montre la voie,
Tu leur ouvre le chemin,
A vingt milles ils te voient.
Au fond tu es une étoile,
Sur une bâtisse de granite,
Ton amour pour la mer tu le dévoile,
Quand la nuit lève son voile,

Et s’allume tes feux aux iodures métalliques..

Écrit sur le toit du bunker qui borde le phare, à la lumière d’une petite lampe, des étoiles et de ce phare…