Baptiste HESCHUNG

Photographies, dessins et petits mots...

Landévennec

Les navires fantôme de Landevennec [4]

Balades
Brest
Hors série

Enfin tout ça pour dire que je ne m’attarderai pas dans cet endroit confiné, entre vannes, tableaux électriques et tuyaux recouvert d’une épaisse couche de graisse et de saleté. Je décide de remonter après quelques clichés.

Fin de “Les navires fantômes de Landévennec, partie 3”
Le navire, au coucher du soleil…

Je remonte prudemment vers la sortie. Il ne me faudra pas moins de trente minutes pour retourner jusqu’à la passerelle. Je finis enfin par revoir la lumière du jour, enfin celle du coucher de soleil…
Je regarde ma montre, je serai resté exactement une heure trente-sept minutes dans les entrailles de ce navire. J’aurai juré y avoir passé moins de temps !

Quand je vous dis que tout semble s’arrêter lorsque l’on pénètre ce bateau fantôme…

Comme quoi se renseigner sur le coucher de soleil, les horaires des marée et pouvoir consulter l’heure à tout moment n’est pas un luxe, mais un outil indispensable !

Il me reste maintenant à quitter le navire. Une seule solution, la plus radicale, s’offre à moi: sauter. Je suis à sept mètre au-dessus d’une eau profonde d’environ seize mètres. Aucun souci en ce qui concerne la profondeur donc.

“Je ne peux pas m’empêcher de me retourner une dernière fois pour regarder ce fantôme d’acier dont les rayons du soleil font ressortir sa masse imposante…”

Je saute et nage en direction de la côte. Je ne peux pas m’empêcher de me retourner une dernière fois pour regarder ce fantôme d’acier dont les rayons du soleil couchant font ressortir sa masse imposante.

Le courant est -comme prévu plus fort qu’à l’aller. Je dois constamment ajuster ma trajectoire.

Je mettrai plus de temps que prévu pour regagner la terre ferme.

Une fois arrivé, je sors mes serviettes, me sèche et m’habille chaudement. Je renfile mes gant chaud, et prends le temps de ranger ma combinaison.
Je vérifie également le bon fonctionnement de mon équipement en espérant que rien ne soit abîmé !

Heureusement aucun problème, tout est fonctionnel.

Je regarde rapidement les photographies prises, et profite des dernier instants de lumière pour continuer à admirer silencieusement ces monstres au loin, avant de quitter les lieux et de les laisser comme si personne n’y avait mis les pieds.

Après avoir remonté péniblement la forêt en utilisant le matériel adéquat, la lune était déjà bien haute dans le ciel.
Enfin, je retrouve le parking sur lequel la voiture est stationnée.

Et je repars, sourire aux lèvres, en repensant à cette journée riche en émotion et en adrénaline

Cette aventure se termine ici.
Mais une chose est certaine, je ne suis pas prêt d’arrêter d’en finir avec la photographie dans des endroits improbable…

Lien: Les navires fantômes, partie 1
Lien: Les navires fantômes, partie 2
Lien: Les navires fantômes, partie 3