Baptiste HESCHUNG

Photographies, dessins et autres choses...

Rade de Brest

Une nuit à Brest

Brest
Escapades

Il était minuit et quart. Posté au beau milieu du pont Albert Louppe, lors d’une nuit chaude étoilée, j’ai pris du recul et j’ai pu constater le contraste et la luminosité qui se dégageait entre la rade et sa cité.

Je n’avais qu’à me retourner pour voir l’autre pont. Le nouveau. Celui qui porte la RN165 entre Brest et Quimper.
C’est un pont d’un autre style. Sensiblement de même longueur (huit cents mètres contre quatre-vingt de plus pour le pont Albert Louppe), c’est son architecture qui change: c’est un pont à hauban, c’est un pont majestueux.
Il respire la légèreté avec cette touche de modernité qui se fond particulièrement bien avec le charme du petit port du Relecq-Kerhuon.

Embouchure de l'Elorn
Des fois, il n’y a pas de solution. Le meilleur moyen reste de se mouiller pour atteindre l’autre côté…

Le Pont de l’Iroise, à gauche et le pont Albert Louppe à droite. En dessous coule l’Elorn, nous sommes au fin fond de la rade de Brest.
Mais ce que j’aime le plus, c’est descendre sur la plage de galets, accessible seulement à marée basse, pour aller au plus près des piliers de ces deux ponts magnifiques. Distant seulement d’une cinquantaine de mètres, le pont Albert Louppe n’est destiné aujourd’hui qu’aux piétons.

Être en bas n’est pas sans risques, et je passe deux fois des panneaux annonçant un danger de risque de chute d’éléments du tablier du vieux pont. Rassurant.

Lors des prises de vue, je n’entendais que le bruit de quelques voitures, mais surtout celui de l’Elorn, le fleuve qui coule sous les deux ponts. Une atmosphère que l’on s’approprie rapidement, et qui donne envie de rester quelques minutes à ne rien faire. À écouter, à observer… une bonne nuit en perspective.